La Croatie et la série des "premières fois"
Après la neige des hautes montagnes traversées en Croatie et poussés par le besoin d'une douche chaude, nous nous arrêtons au camping 'Sirena' à Omis. Milan nous accueille chaleureusement dans cet endroit qui surplombe la mer.
Les emplacements en terrasse, entre les pins, nous offrent notre première vraie détente.Finalement, nous tombons sur le centre technique d'inspection des vehicules ou nous pouvons laisser Rudolf - 20mn de marche de la Vieille Ville de Dubrovnic. Les efforts ont payé: la ville est magnifique et cette pause nous fait grand bien après cette route stressante et étroite de la côte croate. En fin d'après-midi, nous repartons pour trouver un endroit ou dormir avant la tombée de la nuit (ce qui fut raté d'ailleurs...nous avons carrément traversé la frontière du Monténégro à 19h30, affamés). Difficile de trouver un endroit ou nous nous sentons à l'aise de nous installer. Nos déambulations nous mènent au fond d'une petite route que nous mettrons 20 mn à parcourir tellement l'espace était reduit de chaque coté. Finalement, nous nous réveillons face à la mer dans un petit port ou nous déjeunons tranquillement. Bon, nous sommes malgré une bonne nuit, un peu usés par ces petites routes qui demandent une concentration de tous les instants.
Cela fait du bien de savourer le premier pastis, voir les enfants jouer en extérieur et profiter du calme. Le soir, la femme de Milan nous prépare poisson, saucisses, côtelettes et légumes au barbecue - impossible de tout finir ! - et Milan nous fait déguster des apéritifs aux noms imprononçables. Nous repartons le lendemain pour finir notre découverte des côtes croates et arrivons à Dubrovnic, "perle de l'Adriatique@ comme la surnomme le Petit Futé. Après les rues escarpées de Belfort, nous poussons nos limites - question largeur et hauteur de Rudolf - en passant en pleine vieille ville (magnifique parait-il, mais nous n'avons rien vu à ce moment-là tellement nous stressions en nous faufilant entre les voitures!).
Après 30 mn de supplice à tourner en rond (et à repasser une deuxième fois par la vieille Ville, aie, aie !), nous nous perdons dans Dubrovnic.
Le lendemain, nous partons en direction de la Grèce, via l'Albanie. Nos tergiversations sur le chemin et notre GPS Garmin nous font perdre pas mal de temps: le GPS a décidé d'inventer des routes introuvables, il remplace des routes par des lignes droites, du style, si vous étiez des oiseaux, vous pourriez rejoindre cet endroit en prenant cette direction!). Le Montenegro se révèle moins vallonné mais tout aussi superbe que sa voisine croate, et nous y croisons des gens vraiment aimables, curieux et ouverts. Un coup de coeur pour Yvana. Nous continuons notre chemin vers l'Albanie mais commettons l'erreur de surestimer nos capacités à traverser le pays avec un plein. Ce qui parait anodin vu le nombre de stations services au bord de la route - à peu près une tous les 50m ! - mais nous déchantons en découvrant que les stations ne prennent ni carte ni euro... oups...Nous filons donc vers Tirana pour trouver un banque (un samedi à 17h évidemment...au final, on s'en sortira bien en tombant directement sur un ATM qui prend les cartes visas). Au passage. nous traversons une région très pauvre mais très belle. Nous avons droit à tous les clichés possibles. Cela commence avec des vaches sur le bord de la route, puis des ânes, ensuite des dindons énormes, des vendeurs de lapins, puis cela enchaîne très vite avec des aspects assez particuliers: voir un véhicule vous arriver en pleine face parce qu'il a decidé de doubler même si il voit que vous êtes en face (les Albanais sont habitués à se tasser dans ce genre de situation mais au début cela surprend), le troupeau de vaches qui attend pour traverser l'autoroute (!), le gars qui se repose en se couchant sur la barrière qui sépare les deux voies de l'autoroute, la voiture sur l'autoroute en sens inverse (!!),
les innombrables trous qui n'ont de concurrence que ceux de Montréal ...
Bref l'Albanie surprend. Contrastes saisissants entre les faubourgs aux allures de bidonvilles de Tirana et les centre commerciaux flambants neufs qui poussent comme des champignons, entre les coiffures traditionnelles des femmes albanaises et les bandes de jeunes qui flânent en ville, entre les ânes qui tirent les charrettes de foin et les Lexus qui les doublent. Vraiment, la route depuis la Croatie est à faire et à refaire. Un vrai dépaysement et de la beauté plein les yeux si proche de l'Europe.
La Grèce
Après un parcours des plus chaotiques pour repartir de l'Albanie (passage à travers des crevasses, éboulements sur la chaussée, trous énormes), nous atteignons la Grèce ou nous rejoignons la magnifique ville de Ioannina qui borde un lac.après 8 heures de voitures très tendues et une entrée en ville très remarquée (passage de ruelles étroites mais on commence à s'y habituer), nous trouvons une belle place le long du lac, a moins de 100m de la ville. Une ballade nous fait le plus grand bien et nous dégustons un bon apéro bien mérité au soleil. Après un nuit de repos nous repartons. Les autoroutes grecques nous permettent de tracer et rejoindre un petit coin de bonheur au bord de la mer. Enfin, du camping sauvage en plein milieu de la nature. Lois et Gerald décident de se jeter dans l'eau de la mer, malgré la température de celle-ci. L'eau est gelée mais
après les heures de voiture réalisées les derniers jours, rien ne peut arrêter notre enthousiasme.
Malcolm, lui préfère se contenter de tremper le bas des jambes. Ensuite, nous sortons les boules de pétanque pendant qu'Yvana organise la chasse aux œufs de pâques (il faut se dépêcher car il fait chaud et les chiens errants sont affamés). Nous nous reposons au calme de la nature et repartons le lendemain avec l'espoir de rejoindre la Turquie, qui représente un des trois objectifs majeurs de notre périple.