dimanche 28 avril 2013

FITNESS

Les appareils de fitness ça sert a s'exercer. En gros, c'est des trucs de gym. Il y a des appareils de fitness pour les jambes, les bras, le dos, le fessier... Il y en a partout en Turquie, près de la mer, au bord des autoroutes, et aussi dans les parcs. Ainsi les parents peuvent faire du fitness pendant que les enfants jouent au parc. Un soir nous avions dormi près d'un terrain de soccer. Autour du terrain, il y avait une piste d'atléthisme . Le matin, il y avait plein de dames qui marchaient sur la piste. En plus, elles étaient chaudement habillée, alors qu' il faisait très chaud. Elles devaient brûler sous leurs habits.

Lois

Les douze ballons de soccer

En France, j'ai acheté douze ballons de soccer. Avec papa, nous avons comme projet de les offrir a des enfants. En Turquie, on a jouer au soccer avec les enfants d'un village. Papa et moi on été a l'ataque, Lois été dans les buts. Nous avons gagné. J'ai marqué 3 buts et Lois a fait de très beaux arrets.

Après, on a donné le ballon aux enfants. Ils étaient super contents et nous avons pris une photo avec eux.

Gastronomie turque


La renommée de la cuisine turque a franchi les frontières, mais souvent ce n'est que l'image du « kebab » qui nous vient à l'esprit lorsque nous évoquons la gastronomie de ce pays. À tort, car la variété et la finesse sont au rendez-vous à chaque repas.

La viande est très présente dans les plats turques, bien plus que les féculents. Les « kebabs », rôtissant à la verticale dans les barbecues, se dégustent en « dürum » (wrap-sandwich) ou dans un pain plus épais, mais toujours agrémenté de salade, oignon, tomates. Sans sauce par contre !





Les côtelettes d'agneau sont prisées. Cette viande goûteuse et fine se déguste aussi en version « iskender », c'est-à-dire trempée dans une sauce tomate et accompagnée de yogourt. Un vrai délice !




Les « köfte » sont les boulettes de viande, aussi populaire que le favori de Loïs: les « urfa kebab », sorte de viande hachée disposée en forme de saucisse dans l'assiette. La version « adana » est semblable, mais bien plus épicée ! Attention à vos palais !


Malcolm, quant à lui, a opté pour les « sis tavuk », les brochettes de poulets, parsemées de piments rouges, que l'on peut commander par kilo dans certains restaurants !

À côté des viande, on retrouve plusieurs sortes de poissons. Les poissons de mer, le long de la côte de la mer Égée ou Méditerranée, mais également des poissons d'eau douce, les « alabalik ». Il sont servis dans une cassolette allant au four, rissolés dans l'huile puis parsemés de fromage qui s'empresse de fondre, ou alors façon « meunière », au beurre tout simplement, ou encore couverts de flocons de piments !

Si les viandes sont accompagnées de diverses salades, d'un peu de riz, de bulgur, ou de quelques frites, le poisson ne vient qu'avec une montagne d'oseille, des oignons hachés et de la salade croquante...sans sauce !

Quelques découvertes culinaires nous ont impressionnés. Tout d'abord les « pide », les pizzas turques. De forme ovale, elles se déclinent en version carnivore (tout viande), au fromage ou aux légumes. Enfournées dans de vrais fours à bois, la pâte garde tout son croquant. Le fromage utilisé rappelle le fromage à raclette. Un vrai délice servi avec des crudités.
Cependant, après quelques investigations, j'ai découvert la raison de l'onctuosité de la garniture...une demi-plaque de beurre par « pide » ! À consommer donc avec modération (deux jours entiers pour digérer quand même...)



Ensuite, nous nous sommes attaqués aux « mantis ». Ce sont des raviolis fait maison, plus petits que les italiens, originaire d'Asie centrale (miam, on devrait en retrouver sur notre route). Ils sont trempés dans un yogourt et une sauce tomate et des épices sont proposées pour en relever le goût:
nous avons identifié la menthe, le cumin et le piment. La quatrième épice restera un grand mystère...

Au niveau des desserts (je sens que les gourmandes se réveillent !), deux découvertes: les « künefe », sorte de gâteau aux filaments de blé trempés dans le sucre, dégoulinant et fourré...au fromage ! Une vraie merveille !
Et puis les petites gâteries qu'on croque tout au long de la journée, loukoums, fruits secs, noisettes, mais aussi les délicieuses pistaches enrobées dans du jus de grenade.

Tout cette nourriture se doit d'être dégustée avec un bon verre … d'  « ayran ». Eh non,
le verre de vin ne fait pas partie des coutumes locales, même si il se trouve assez facilement et est tout à fait buvable. Il est remplacé par un yogourt dilué dans de l'eau et du sel. Mélange assez étonnant, mais très désaltérant et qui permet d'atténuer les effets des piments cachés un peu partout.

Sinon, on commence la journée, on finit les repas, on prend une pause avec l'incontournable çay, le thé turque, très fort, très chaud, que l'on déguste par petites lampées. En version noire ou à la pomme, même les enfants en redemandent !



Vous l'aurez compris, la Turquie est magnifique, accueillante, diversifiée. Mais même sans ces atouts, rien que sa cuisine vaut la visite.


vendredi 19 avril 2013

Est de la Turquie

En route vers Trabzon


Nous quittons donc Göreme et la Cappadoce. Yvana a adoré cette région et souhaite y rester 6 mois de plus, Gerald a un avis beaucoup plus mitigé car la région est très touristique et les commerçants sont « aggressifs » (ils vous regardent comme si vous étiez un billet de banque sur patte!). Heureusement que notre chemin ne croise que peu de ces endroits en haute saison car nos nerfs ne le supporteraient pas.
Nous nous dirigeons vers la ville de Trabzon avec devant nous plus de 600km à avaler. La route est très belle mais, très vite, nous passons au travers de montagnes impressionnantes. 
Nous longeons un lac de montagne et nous y arrêtons pour y passer la nuit. Nous sommes en pleine nature et en profitons pour nous balader, jouer au badminton et faire un feu en soirée. Un beau moment de détente qui ressemble à la vision que Gerald se faisait du tour du monde et de la visite de contrées lointaines, loin des campings et des villes. Nous repartons le lendemain après qu'Yvana ait regrimpé sur le campeur pour finir de mastiquer un bout du toit qui fuyait (vive l'accréditation d'escalade!). Nous repartons vers des montagnes énormes et pensons l'avoir facile pour finir les 300km qu'il nous reste à faire pour rejoindre Trabzon, mais Rudolf va nous faire vivre un véritable enfer. En pleine montée d'un col (2'200m d'altitude), le moteur se met à s'emballer sans pour autant tracter. Nous nous arrêtons, pas de bruit suspect, pas d'odeur de brulé, pas de fuite. Nous redémarrons Rudolf qui repart normalement, un ouf de soulagement qui ne dure pas longtemps car Rudolf remet cela quelques mètres plus loin. Nous sommes au milieu de cette côte qu'il nous faut franchir. Derrière nous, il n'y a que des minuscules villages, avec trois chèvres et un chien pelé...alors, un garage Ford, il ne faut pas rêver! En conduisant en transmission manuel, Rudolf rejoint péniblement le sommet.
Mais pas répit, car devant nous, ce sont des montagnes à perte de vue: il nous reste 80 km de cols. Aie...Fini l'envie de prendre des photos toutes les 2 mn, fini les ''Oh, que c'est beau, cela mérite une photo'. C'est bien crispés que nous redescendons jusqu'à Trabzon. Au final, nous constatons que c'est un problème de transmission qui ne se produit qu'en montée. Avec l'aide par mail d'un atelier canadien et celle d'un garage complet à Trabzon (oui, oui, nous avons réussi à communiquer malgré le fait que leur anglais était aussi bon que notre turc!), Rudolf repart avec un moteur qui ronronne. Bon, il va juste falloir remettre de l'huile de transmission, régulièrement, pendant les 20'000 km restant ! La bonne nouvelle, c'est que Gérald pourra se reconvertir en mécanicien à notre retour au Canada !
Trabzon est une étape importante pour nous: le consulat iranien délivre théoriquement des visas en quelques heures. L'obtention des ces droits de passage est importante à nos yeux car, non seulement l'Iran fait partie des 3 destinations majeures de notre parcours (avec la Turquie et la Mongolie) mais aussi car, en cas de refus, les chemins alternatifs sont vraiment difficiles, longs et représentent bcp moins d'intérêt.
Nous dormons le soir sur un parking entre deux voies d'autoroute....entre la circulation et les imbéciles qui font du tapage nocturne, Yvana ne dort pas de la nuit. Le lendemain, nous nous rendons, à travers la brume, au consulat Iranien : accueil chaleureux mais assez pessimiste. La nouvelle procédure du consulat nécessite un envoi du dossier à Téhéran et cela peut prendre plus d'une semaine. Nous sommes indécis sur la manière d'interpréter cela: est-ce une volonté de dissuader les gens de rentrer en Iran en période pré-électorale ? Un réel souci de vérifier qui entre en Iran ? Ou tout simplement une excuse pour refuser un visa?

Prêts à optimiser notre semaine forcée au bord de la mer Noire, nous passons à l'office du tourisme et tombons sur un monsieur vraiment serviable qui nous garde quasiment 2 heures pour nous rendre de multiples services. Il doit s'ennuyer ferme car il faut l'avouer, Trabzon est une ville rude, coincée entre la mer Noire et les montagnes (100 mètres de sol plat environ avant les pentes abruptes) et il n'existe que deux types de météo: soit il pleut, soit il y a de la brume. Nous sommes malgré tout heureux de constater qu'il y a le monastère de Sumela à quelques dizaines de kilomètres, Aya Sofia, église byzantine charmante, des excellents jeux pour les enfants. Alors nous prenons notre mal en patience. Par contre il faudrait que la situation évolue car en cas de retard du visa ou d'immobilisation de Rudolf pour une période plus longue, nous ne tiendrons pas longtemps à Trabzon, avec une humidité qui nous transperce les os, bien qu'il existe un bon pub servant des énormes bières locales (Efes) et de généreux verres de vin !

En conclusion: nous avons vraiment apprécié les 2 heures de grimpette/redescente à pic pour atteindre le monastère de Sumela, superbe, malgré la pluie; nous avons survécu au froid et à l'humidité, bien que le mot « soleil » ait carrément disparu de notre vocabulaire; Rudolf continue à nous faire des frayeurs malgré toute l'huile dont nous l'abreuvons; et nous croisons tous nos doigts (y compris ceux des pieds) pour obtenir nos visas lundis et pouvoir enfin quitter cette « charmante » ville que nous connaissons par coeur !
La suite des aventures des Caribous mouillés lundi !


La suite des aventures des Caribous...

...Tout ne va donc pas pour le mieux dans le meilleur des mondes

On a tout tenté: les larmes aux yeux des enfants, la mine triste et déconfite de leurs parents...mais cela n'a pas fonctionné. Aucun apitoiement de la part des Iraniens. Au consulat, on nous a simplement répondu: pas de nouvelles...pas de nouvelles. Bref, on ne saura probablement la vérité bien plus tard. Pour le moment, nous avons décidons de quitter la brume. Marre de Trabzon. Nous aurons passé dans cette ville plus de temps que nul part ailleurs et c'est bien le pire endroit de la Turquie.

Nous avons pris notre mal en patience en tentant de rejoindre ce que les Turques appellent la "petite suisse". on nous avait décrit un paysage très bucolique. Nous étions donc gonflé à bloc pour reprendre des forces dans la campagne mais une brume digne d'un livre de Stephen King nous est tombée dessus ! Dépités de notre escapade ratée, nous avons décidé de redescendre près des côtes ou la grisaille est au moins à quelques centaines de mètres au dessus. Nous en profitons pour nous occuper de Rudolf. le bruit bizarre ne se produisant qu'en montée, il n'est pas facile d'expliquer à des mécaniciens qui ne parlent pas un mot d'anglais notre problème. Nous préférons donc recontacter l'atelier montréalais "Drivetec" - celui qui avait préparé Rudolf pour son grand voyage et ceux-ci nous aiguillent vers un problème de  transmission.

En effet, nous constatons au garage que le niveau d'huile de la transmission est bas. Nous repartons avec l'espoir d'avoir résolu notre problème mais celui-ci va ré-apparaître à la première grimpette.
Ce coup ci, nous analysons plus en détail les symptômes et évaluons la possibilité que le problème viennent du turbo. Pas de fuite, mais le liquide de refroidissement du turbo est extrêmement bas et la surchauffe pourrait expliquer la baisse de puissance lorsque les montées sont conséquentes. Nous retournons voir nos nouveaux meilleurs amis -les mécaniciens ! - et nous remédions au problème. Pour communiquer, cette fois-ci, Gérald se débrouille à coup de petits dessins et de "Tamam" (le OK turc), "Kontrol", "pas Tamam", "Problem"...Après 28 thés, on finit par se comprendre!  En parallèle, nous leur demandons de vérifier l'état des batteries du campeur qui se déchargent tellement vite que nous n'osons plus utiliser le chauffage la nuit. Un faux branchement fait tout sauter dans le campeur. Ce qui devait être une simple opération de changement de batterie a terminé en un démontage complet du campeur pour trouver le fusible ou le câble qui aurait pu brûler. Cet incident nous a permis de constater la grande solidarité qui existe entre les Turcs, qui se dépannent entre entre corps de métier. C'est rassurant de voir toutes ces énergies déployées pour résoudre vos problèmes. Mais ce fut tout de même notre deuxième matinée passée dans le garage (et à faire des devoirs à l'arrière de la voiture).

Nous avons aussi amélioré le campeur et notre couchage en aménageant un sommier fait main. En effet, la nuit, le campeur accumule pas mal d'humidité et ce sommier est destiné à faire circuler de l'air. Cela a surtout permis de passer le temps (pour Gérald le bricoleur !).

À Trabzon, nous avons aussi rencontré des personnes dans la même situation que nous - bloqués ! -, notamment Frank, un photographe allemand qui a déjà passé 2 ans et demi à faire le tour de l'Afrique en moto (impressionnant lorsque l'on voit les pays qu'il a traversé). D'autres français sont venus frapper à notre porte  de campeur pour boire l'apéro et comparer nos situations, c'est toujours chouette de se rencontrer !

Aujourd'hui, nous avons décidé de bouger et de quitter Trabzon. Nous nous donnons encore une chance pour l'Iran mais évaluons les alternatives (à grand regrets car l'Iran était vraiment importante pour nous). Le passage vers le nord est beaucoup plus compliqué.

Les options se résument à :

  • Passer en Géorgie et rejoindre le Kazakhstan en passant par la Russie. Cette option représente des risques réels car le point de passage (re-ouvert depuis peu) fait traverser le territoire Tchétchène qui est encore très instable et les montagnes géorgiennes pleine de neige.

  • Des ferrys permettent d'éviter le passage en Tchétchénie mais ils sont coûteux et irréguliers (ce qui peut poser des problèmes avec nos visas qui doivent spécifier des dates qu'il faut honorer).

  • Faire le tour de la mer noire en passant par la Bulgarie, la Roumanie et l'Ukraine. 3,500 km non planifiés. Mais la visite de la Crimée, qui doit être super jolie

  • Trouver un ferry entre la côte turque et la Crimée pour joindre l'utile à l'agréable.

Toutes ces options nous demandent de passer en Russie et au Kazakhstan. Nous allons donc retourner à Ankara ou nous pourrons entreprendre nos demandes de visas russe et kazakhs  Cette option nous permettrait de revenir en arrière au cas ou l'Iran daigne nous accorder notre visa (si, si, c'est possible, Yvana en a rêvé !). On est clairement déçu de la situation mais encore plus d'avoir passé huit jours à Trabzon ou les attractions sont rares, mais le moral tient bon. Nous profitons de ce temps pour relaxer un peu. Les enfants sont quant à eux, exemplaires. Ils font preuves d'une patience extra-ordinaire et ne se plaignent jamais de la situation.

Nous sommes super content de reprendre la route avec Rudolf.

Notre Lion 'Alex' (allusion à Alexandre le grand et Alex du film d'animation Madagascar) est prêt à repartir à la conquête de nouvelles contrées avec les Caribous givrés.



mardi 16 avril 2013

Comment ça se passe dans le campeur de Malcolm ?



Le campeur est comme une maison c'est tout petit. Il y a une petite douche, il y a un cuisine, un lit pour les parents, une salle a manger. Mon lit etait par taîre.Lui de lois est sur le banc. Avant l'eau de la douche était froide après l'eau est devenue chaude par ce que on a trouvé du gaze. J'aime le campeur !

Les bains turcs de Malcolm

On est allé au hammam. Le hammam c'est un petit bain avec un bol. On n'a de l'eau chaude et de l'eau froide. On devait prendre le bol. Et on devait se jeter l'eau dessus. C'est pour se laver. Il y avait un sauna. Un sauna c'est une grosse boitte très chaude. Je navais pas le droit de rentrer. J'ai aimé le hammam !

Un jour dans la nature

Un jour, nous nous demandions ou dormir, quand, nous sommes tombés sur un joli endroit au bord d'un lac. Nous avons donc décidés de dormir là. Le soir, mon père et moi avons installé un feu de bois.
Premièrement, nous avons mis des grosses roches en rond. Deuxièmement, nous avons installé du foin au milieu des pierres. Troisièmement, nous avons mis des pommes de pin sur le foin. Quatrièmement, nous avons installés le bois. Et cinquièmement, nous avons mis des pages de magazine. Il ne restait plus qu"à l'allumer. Quand nous l'avons fait, c'était magnifique.

Le lendemain matin, mon frère et moi avons fait une chasse aux insectes. Nous avons réussi à attraper une sauterelle et une araignée. C'est rare que j'attrape une araignée car c'est rapide et je n'aime pas trop les araignées.

Lois