vendredi 12 avril 2013

Anatolie centrale

Départ vers la Cappadoce


Lundi matin, il est temps de quitter le bord de mer. Bon, les regrets sont vite effacés car nous nous réveillons sous une pluie battante. C'est un véritable déluge qui s'abat sur la petite ville de Kusadasi. Bien à l'abri dans notre camper, nous déjeunons tranquillement jusqu'à ce que nous nous rendions compte que l'eau s'infiltre ! Une fissure dans la fenêtre et les trombes d'eau qui tombent sur le toit imbibe soudainement la paroi de l'espace "dîner". Panique à bord, il faut vite rouler pour éviter l'accumulation d'eau. Évidemment, c'est le jour ou nous devons rattacher le camper à la voiture, ranger les jerrycans, vider les réservoirs d'eaux sales et remplir celui d'eau propre. On s'active dans tous les sens. Gérald se bat avec le chien du camping qui s'est attaqué à la poubelle qu'Yvana avait intelligemment jeté dehors, les enfants se réfugient dans la voiture et dans leurs BDs laissant leurs pauvres parents s'imbiber rapidement malgré les K-way. Bref, le départ fut chaotique et très humide, les vêtements de Gérald mirent 4h à sécher et les habitants de Kusadasi sont probablement encore en train d'écoper !

2 jours de route sont nécessaires pour rejoindre la Cappadoce et ses cheminées de fées. La halte de la nuit est prévue au bord d'un lac, à Ergidil. Au milieu de la première journée de route,
nous dévions de l'itinéraire pour une visite de Pamukkale, une curiosité géologique vraiment jolie. La nature a creusé des terrasses dans la roche, remplies d'eau thermale chaude. Regardez les photos dans la galerie, ça vaut le coup d'oeil, et pour nous, ça valait largement le détour. Surtout que nous avons pu nous dégourdir les jambes avec une belle promenade de plus de 2h. Les enfants ont adoré et Malcolm a fini en caleçon pour se jeter dans les eaux sulfureuses.

Nous avons atteint Egirdil en début de soirée et avons vite trouvé une place pour la nuit: un gentil Monsieur, propriétaire d'un petit magasin sur le côté de la route nous a proposé d'utiliser son parking. Vraiment, la gentillesse turque ne se dément pas.

Mardi matin, le départ se fait tôt, la route va être longue. Devoirs et films au programme pour les enfants, paysages de lacs et de montagnes pour les parents. La route est parsemée de cigognes venues se nourrir dans les champs. Elles sont de passage dans leur migration entre l'Afrique et l'Europe. Plus de trente milles cigognes s'arrêtent en Turquie au printemps et elles sont si appréciées que les Turcs leurs construisent des perchoirs.

Cappadoce - Belisirma


La Cappadoce sera découverte en deux étapes. Nous commençons par visiter la vallée d'Ihlara pour ensuite visiter les villes souterraines. Yvana nous dégote un bon plan comme elle sait si bien le faire, nous nous dirigeons vers le petit village de Belisirma d'où partent des ballades de 3 heures dans la vallée. A l'approche du village, un énorme sens interdit nous laisse bouche bée (et oui, après 6 heures de route le cerveau ne réagit pas toujours très vite). Nous décidons de descendre à pied au village et arrivons pile poil sur le site de camping ou nous pensions aller. Nous sommes super bien accueillis et on nous assure que nous pouvons descendre avec Rudolf (en fait, le sens interdit est la car des gros blocs de pierre menaçaient de tomber mais c'est chose faite...cela rassure).
Nous nous réveillons tôt afin d'éviter les hordes de touristes qui parcoure le chemin de la vallée d'Ihlara (jusqu'à 2000 personnes par jour en haute saison) et partons à l'aventure avec nos deux monstres. La vallée est encastrée entre des falaises abruptes et nous suivons un chemin qui longe une belle rivière. Le chemin nous amène à des grottes aménagées et des églises creusées dans la roche. Certaines sont couvertes de fresques très colorées, c'est vraiment impressionnant. Après une pause repas, nous retournons au village en tentant de suivre Malcolm qui a décidé de faire tout le chemin en courant. « Flèche » fatigue vers la fin mais tient les 9.5km de la ballade sans rechigner. Loïs décide avec son père de fabriquer un couteau et un bâton.
Excellente idée jusqu'à ce que Gérald décide d'entailler son doigt à la place du bois. Rien de grave mais une plaie qui saigne beaucoup. Bref, après qu'Yvana se soit aussi entaillée le pouce trois jours plus tôt, nous pouvons réunir dans le jeu des 7 familles le papa et la maman de la famille maladroite ! Au final, Loïs est super fière de son couteau, Malcolm content d'avoir fini sa ballade, Yvana ravie de sa journée et Gérald heureux de pouvoir fumer un cigare bien mérité. Autre satisfaction, le chauffe-eau et le chauffage fonctionnent bien et nous en avons bien besoin car les nuits sont fraîches dans la région (6 degrés au réveil, ça picote). La pluie nocturne a aussi permis de constater que la réparation des fuites du camper, faite la veille, est efficace. Ce n'est jamais évident sur ces campeurs d'identifier les sources de fuite et nous ne souhaitons pas revivre notre expérience de déluge comme celui du début de semaine.
Nous entamons une petite ballade dans le village afin de nous dégourdir les jambes et croisons des habitants très agréables. Nous dinons copieusement puis apprenons que le Galatasaray (club de soccer d'Istanbul) joue contre le Real de Madrid, l'occasion de suivre un match est trop forte. Gérald part dans un autre bistro pour suivre le match. Expérience particulière car peu de locaux parlent anglais, mais la bière aide grandement à trouver un langage commun. Le match ravive leur patriotisme lorsque le Galatasaray réussit à compenser un retard de 3 buts avant de finalement laisser filer le Real de Madrid. C'était une belle soirée et vivre de tels moments avec des Turcs est très riche. D'ailleurs, c'est marrant de se lever le lendemain en ayant l'impression de connaitre tout le village (ou tout du moins tous les hommes du village car les femmes sont absentes de ces réjouissances...remarque, au Canada c'est pareil, il y a peu d'élues pour regarder un match des Canadiens).

Cappadoce – Goreme et les cheminées de fées


Nous repartons de bonne heure afin d'arriver sur les sites avant les cars de touristes, d'ailleurs nous remercions le ciel d'être hors saison car même durant cette période, nous trouvons ces groupes désagréables et envahissants. Nous traversons de grandes vallées ou les flancs de montagnes ont été aménagés en grottes servant d'entrepôt de patates. Nous sommes étonnés de voir autant de patates car nous n'en avons jamais vu dans les menus...(nous commençons secrètement à rêver de steak-frite sauce café de Paris, après seulement 1 mois loin de la France, cela promet !) Nous entamons la visite d'une ville souterraine située à Derinkuyu. Très impressionnant mais c'est une véritable descente dans ls antres de la terre que nous réalisons. Il faut quasiment se mettre à genou pour progresser dans cette ville creusée pour en protéger les habitants. Malcolm est très téméraire et se pose en éclaireur (même dans un conduit qui était bien noir et faisait peur). Nous ressortons et nous faisons assaillir de vendeurs en tout genre, rien de bien choquant mais nous avions jusqu'ici été épargnés par ce genre de pratique qui énerve vite Gérald. Nous nous dirigeons vers Goreme mais faisons une halte à Urgup. Excellent choix car non seulement le centre ville est agréable à visiter à pied, mais nous y trouvons tout un tas de boutiques vendant épices et sucreries dont nous nous régalons (mmm, loukoums, pistaches enrobées de jus de grenade, toutes sortes de fruits séchés).

La ville possède aussi un hamam. Allez, on y va! Nous nous retrouvons avec des serviettes très seyantes autour de la taille et allons nous laver dans la pièce centrale. De petits éviers à terre sont remplis d'eau et de large bol servent à se verser l'eau dessus. Un bain turc fermé permet d'aller dégouliner. Yvana et Gérald prennent l'option massage qui fut un mixe de torture et de bienfait. Les massages turcs sont vigoureux et ne laissent pas indifférents, mais ils soulagent aussi terriblement et nous ressortons de ces massages ravis. Les enfants, eux, continuent à s'asperger ou viennent jeter un coup d'oeil à leurs parents couverts de mousse et rigolant comme des tordus !

Direction Goreme, que nous avons failli ne jamais visiter car nous nous étions par inadvertance rendus à la mauvaise ville.



Il nous a fallu quelques minutes avant de s'en rendre compte et pendant ce temps nous pensions que les charmes vantés de Goreme devaient être bien cachés ! Nous trouvons finalement le vrai village de Goreme et en effet, celui nous charme dès les premières minutes. Nous décidons de passer deux jours sur place. Goreme est une référence en matière de « cheminées de Fées », ces cônes énormes qui surgissent de la terre et qui ont été ensuite façonnées par les hommes pour en faire des habitations et des monastères troglodytes. C'est très joli à voir et nous vous conseillons de visiter la galerie de photos. Nous finissons notre ballade matinale par une belle excursion au beau milieu de ces formations.
Nous avons eu droit à notre séquence de frayeur lorsque traversant un sentier escarpé des chevaux en libertés se sont mis à s'exciter et ont stressé une chèvre qui a décidé de charger Malcolm. Yvana qui était à coté a eu un bon réflexe en s'interposant. La chèvre a fini sa course en déviant de sa trajectoire mais nous avons eu peur car elle courait vite et droit sur Malcolm. Pour nous venger, nous avons donc décidé de manger plus de chèvre lors de nos repas à Goreme, peut être que celle-ci se retrouvera dans nos assiettes.

L'après-midi, nous jouons les touristes en se séparant en deux groupes.



Les filles partent faire une ballade à cheval à travers la vallée rose pendant que les gars embarquent sur un quad. Cela fait du bien de se défouler un peu, nous alternons routes rapides et petits chemin ou nous faisons du trial. A un moment, nous nous croisons.



C'est l'heure de la fin de la ballade à cheval et Loïs en profite pour tester le quad pendant 40 mn. Comme Malcolm, elle a l'air d'aimer cela et se régale. Une bien belle journée remplie d'activités qui présume une bonne nuit de sommeil.


dimanche 7 avril 2013

Mer Égée

Canakkale ou la serviabilité des Turcs



Nous passons les nombreux contrôles de la douane Grèce/Turquie sans trop de difficultés et prenons le ferry qui nous amène à Canakkale ou nous passons la nuit. Ça y est, au revoir l'Europe, nous attaquons un nouveau continent: l'Asie.
A Canakkale, à court de vêtements propres, nous décidons de loger dans du dur et trouver une place disposant de machines à laver. Notre guide de voyage nous recommande une "pension" (avec wifi et machines à laver !!), en plein centre-ville. Nous tentons de l'atteindre avec Rudolf...grave erreur. Nous nous retrouvons à nouveau dans un dédale de rues étroites avec en plus des Turcs enragés au volant qui vous klaxonnent de partout. Finalement, nous trouvons un parking ou les gérants sont prêts à raboter les coins de Rudolf pour pouvoir le parquer! La pension recommandée par le "rough guide" s'avère décevante, alors Yvana négocie un bon prix dans la pension d'en face "Egem".

Le soir, nous découvrons de nouveau avec plaisir la cuisine locale. Après la Grèce et ses excellentes grillades, la Turquie rivalise grandement et nous nous régalons de mezze, calamars frits et grillades diverses (qui a dit que voyager faisait maigrir ?!). La ville est en effervescence avec une jeunesse très active pour un mardi soir (à notre grand regret car nous aurions bien aimé soit pouvoir sortir et faire la fête ou bien dormir tranquille, mais aucune de ces options n'était apparemment disponible pour nous).
Le lendemain, avant notre départ pour Troie, nous décidons de résoudre nos problèmes de gaz. Mission très importante car, sur notre campeur, tout fonctionne uniquement au gaz (cuisinière, frigo, chauffage et surtout chauffe-eau) et nous avons tous de la peine à nous glisser sous l'eau gelée. Gérald entame donc une marche de 40mn en pleine ville avec une bouteille de gaz vide à la main (les gens regardaient tout de même bizarrement). Les Turcs sont super aimables, ils y mettent tous de la bonne volonté, mais le constat est partout le même... ça ne marchera pas. Les standards sont différents dans tous les pays et acheter une bouteille locale nécessiterait de bricoler l'arrivée du gaz sur le campeur et donc de faire face à un nouveau problème à chaque changement de pays. La seule option consiste à trouver le moyen de remplir les bouteilles apportées depuis le Canada. Après ces échecs, nous sortons de la ville en direction de Troie et tentons une dernière chance en apercevant une station service qui vend du gaz liquide pour véhicules GPL. La station se trouve dans une zone industrielle remplie d'ateliers en tout genre. À notre arrivée, 5 personnes viennent nous prêter main forte pour voir comment nous pourrions remplir ces bouteilles, le patron lui même va chercher un adaptateur pour GPL hollandais et se rend compte que celui-ci n'est pas très loin de faire la job. Il appelle un des ateliers en face et nous demande de nous y rendre avec l'adaptateur. Après 1 heure de négociation et d'attente, des fraiseurs-tourneurs fabriquent sur mesure un adaptateur qui va parfaitement avec notre bouteille de propane et les pistolets utilisés pour des remplissages de GPL. De retour à la station service, un employé qui a l'air de s'y connaitre très bien (connaissant la masse exacte du GPL afin de respecter la charge des bouteilles) nous aide. Pour 8kg, nous remplissons chaque bouteille avec 14 litres de GPL. L'opération se passe bien, personne n'explose et nous repartons fiers et heureux de posséder du gaz.
Ce jour-là, nous campons dans la nature, pas loin du site de Troie. Nous avons trouvé, au bout d'un long chemin de pierres (type voie romaine qui secoue !), un endroit ou poser le campeur. Au bout de quelques minutes, un vieil homme turc nous rejoint. C'est un apiculteur dont les ruches se trouvent à 150m. Il nous averti de ne pas trop nous approcher. Nous restons avec lui et parvenons à avoir des discussions malgré le fait qu'il ne parle pas anglais (ni nous le turc). Il est très drôle et très aimable à l'image des Turcs que nous avons rencontrés jusqu'à ce jour. Nous lui achetons un pot de miel pendant que Malcolm et Lois partent avec leur épuisette pêcher les nombreuses grenouilles qui traînent dans la mare d'à coté. Bon, heureusement, que nous avions prévu un repas, car pour les cuisses de grenouille c'était râpé  Nous chasseurs sont rentrés bredouilles, il était apparemment plus fun de sauter dans les flaques d'eau avec les bottes...




Troie et L'ile de Bozcaada

Ahahah, à nous le cheval de Troie. Nous motivons les enfants en leur racontant l'histoire de ce cheval, de la guerre qui a "peut-être" eu lieu, de la réplique du cheval dans laquelle les touristes peuvent monter... Nous avons la chance de visiter les sites hors saison, donc tranquillement car le tourisme de masse arrive plus tard dans la saison.
  Malheureusement, nous oublions aussi que, bien souvent, c'est le temps des maintenances. C'est donc un cheval couvert d'un énorme drap opaque qui trône au milieu d'un tas de pierres. Nous nous prêtons au jeu de visiter le site et découvrons de belles choses. Cela valait la peine mais nous ressentons malgré tout un peu de frustration de ne pas avoir vu le cheval (tout du moins son replica. C'est un peu comme si nous avions visité Paris et que la ville l'avait démontée pour entretien ou bien visiter New York et ne pas pouvoir entrer dans Central Park ! - (Avis de Gérald...Yvana ne compare pas la Tour Eiffel à un cheval de bois style Ikea).
Le beau temps nous incite a suivre le plan d'Yvana: visiter l'ile de Bozcaada. Sur le chemin, nous découvrons des cigognes nichées en haut d'un poteau. Nous en profitons pour leur dire de se méfier des carpes frites d'Alsace !!!
Un ferry nous amène sur l'île: la petite bourgade principale, petit port de pêcheurs, est bordée d'une des plus grosses citadelle de la région. L'endroit est magnifique ! Nous décidons de partir explorer les côtes et les petites criques. Conquis par la couleur de l'eau et appelé par le sable, nous nous arrêtons rapidement sur une plage pour profiter de l'après-midi. Malcolm et Gerald jouent au ballon pendant qu'Yvana part escalader des rochers et que Lois se lance à la pêche aux crevettes (plus fructueuse que les grenouilles !). Nous retournons en ville le soir pour déguster poissons et mezzes et enfin goûter au raki (!), et repartirons dormir sur la plage pour être bercés par le son des vagues.

Kusadasi et Efes


Après une halte à Bergama, pendant laquelle nous avons vu une magnifique basilique de briques rouges et une affreuse araignée verte qui a grimpé sur la jambe de Loïs pendant sa douche, nous nous arrêtons à la ville de Kusadasi en suivant les recommandations d'un Turco-Canadien, rencontré sur la route. Nous faisons une halte de 2 jours dans cette ville du bord de mer; nous profitons de rester au même endroit pour décharger le campeur, vérifier deux ou trois choses sur Rudolf et laisser les enfants courir partout et profiter d'un peu de liberté.
Le camping choisi se situe en plein centre ville, sur la marina. Nous découvrons, le samedi soir, une effervescence qui nous fait modifier les plans de notre dîner  les légumes cuits dans le campeur attendront demain !! Nous passons une bonne soirée (foot pour les gars et Lois, poisson grillé et paix royale pour Yvana) et décidons, pour la première fois de notre voyage, de mettre le réveil le lendemain pour la visite du deuxième site le plus fréquenté de Turquie: la ville antique d'Efes.Excellente décision, nous arrivons sur le site à 8 heures et sommes éblouis par cette ville magnifiquement restaurée et très préservée. Nous finissons notre visite alors que des hordes de Francais, Allemands et autre envahissent le site.



Nous croisons sur ce site les traces d'Alexandre le Grand: c'est lui qui est à l'origine de ce voyage. Nous irons poursuivre sa trace en Iran si tout va bien. Le reste de la journée est dédié à des activités reposantes avant de reprendre la route vers la Cappadoce et les montagnes ou, parait-il, la température la nuit est actuellement négative...(Yvana: Argh ! je m'étais bien habituée au t-shirt et aux apéros en bord de mer)

mardi 2 avril 2013

Les premiers jours de Malcolm

La première journée, nous sommes aller en Italie. En Italie, les repas principal s'est souvent des pizza et des pâtes. La deuxieme journée on est allé en croatie. on à visiter un chateau. après on a jouer au parc. un autre jour on a fait une cabane dans un camping.

Les premiers jours de Loïs

Nous sommes partis de Belfort (France). J'étais contente d,aller dans des pays que je connais pas. Depuis quelques jours, nous avons visité l'Italie, la Croatie, le Monténégro, l'Albanie et la Grèce. J'ai bien aimé l'Albanie. C'est joli les champs de fleurs. Puisque les routes étaient trouées, ma mère disait que c'était un fromage à trous. J'aime bien aussi la Grèce. Mon frère et moi avons fait des parties de UNO. J'en ai gagnées 5 sur 7. Sur un lac, en Grèce, on pouvait faire des tours de bateaux. Mais on en a pas fait. Il y avait des pêcheurs avec des cannes à pêche électriques ! À Dubrovnik (en Croatie) il y avait un grand casino. J'aurais bien aimé y aller mais c'est 18 ans et plus.En Italie, on a mangé des pâtes, des pizzas...J'adore mon voyage. j'ai hâte de découvrir d'autres pays que je ne connais pas.

les balkans et la Grèce

La Croatie et la série des "premières fois"


Après la neige des hautes montagnes traversées en Croatie et poussés par le besoin d'une douche chaude, nous nous arrêtons au camping 'Sirena' à Omis. Milan nous accueille chaleureusement dans cet endroit qui surplombe la mer. 
Les emplacements en terrasse, entre les pins, nous offrent notre première vraie détente.Finalement, nous tombons sur le centre technique d'inspection des vehicules ou nous pouvons laisser Rudolf - 20mn de marche de la Vieille Ville de Dubrovnic. Les efforts ont payé: la ville est magnifique et cette pause nous fait grand bien après cette route stressante et étroite de la côte croate. En fin d'après-midi, nous repartons pour trouver un endroit ou dormir avant la tombée de la nuit (ce qui fut raté d'ailleurs...nous avons carrément traversé la frontière du Monténégro à 19h30, affamés). Difficile de trouver un endroit ou nous nous sentons à l'aise de nous installer. Nos déambulations nous mènent au fond d'une petite route que nous mettrons 20 mn à parcourir tellement l'espace était reduit de chaque coté. Finalement, nous nous réveillons face à la mer dans un petit port ou nous déjeunons tranquillement. Bon, nous sommes malgré une bonne nuit, un peu usés par ces petites routes qui demandent une concentration de tous les instants.
Cela fait du bien de savourer le premier pastis, voir les enfants jouer en extérieur et profiter du calme. Le soir, la femme de Milan nous prépare poisson, saucisses, côtelettes et légumes au barbecue - impossible de tout finir ! - et Milan nous fait déguster des apéritifs aux noms imprononçables. Nous repartons le lendemain pour finir notre découverte des côtes croates et arrivons à Dubrovnic, "perle de l'Adriatique@ comme la surnomme le Petit Futé. Après les rues escarpées de Belfort, nous poussons nos limites - question largeur et hauteur de Rudolf - en passant en pleine vieille ville (magnifique parait-il, mais nous n'avons rien vu à ce moment-là tellement nous stressions en nous faufilant entre les voitures!). 
Après 30 mn de supplice à tourner en rond (et à repasser une deuxième fois par la vieille Ville, aie, aie !), nous nous perdons dans Dubrovnic.

Le lendemain, nous partons en direction de la Grèce, via l'Albanie. Nos tergiversations sur le chemin et notre GPS Garmin nous font perdre pas mal de temps: le GPS a décidé d'inventer des routes introuvables, il remplace des routes par des lignes droites, du style, si vous étiez des oiseaux, vous pourriez rejoindre cet endroit en prenant cette direction!). Le Montenegro se révèle moins vallonné mais tout aussi superbe que sa voisine croate, et nous y croisons des gens vraiment aimables, curieux et ouverts. Un coup de coeur pour Yvana. Nous continuons notre chemin vers l'Albanie mais commettons l'erreur de surestimer nos capacités à traverser le pays avec un plein. Ce qui parait anodin vu le nombre de stations services au bord de la route - à peu près une tous les 50m ! - mais nous déchantons en découvrant que les stations ne prennent ni carte ni euro... oups...Nous filons donc vers Tirana pour trouver un banque (un samedi à 17h évidemment...au final, on s'en sortira bien en tombant directement sur un ATM qui prend les cartes visas). Au passage. nous traversons une région très pauvre mais très belle. Nous avons droit à tous les clichés possibles. Cela commence avec des vaches sur le bord de la route, puis des ânes, ensuite des dindons énormes, des vendeurs de lapins, puis cela enchaîne très vite avec des aspects assez particuliers: voir un véhicule vous arriver en pleine face parce qu'il a decidé de doubler même si il voit que vous êtes en face (les Albanais sont habitués à se tasser dans ce genre de situation mais au début cela surprend), le troupeau de vaches qui attend pour traverser l'autoroute (!), le gars qui se repose en se couchant sur la barrière qui sépare les deux voies de l'autoroute, la voiture sur l'autoroute en sens inverse (!!),


les innombrables trous qui n'ont de concurrence que ceux de Montréal ...
Bref l'Albanie surprend. Contrastes saisissants entre les faubourgs aux allures de bidonvilles de Tirana et les centre commerciaux flambants neufs qui poussent comme des champignons, entre les coiffures traditionnelles des femmes albanaises et les bandes de jeunes qui flânent en ville, entre les ânes qui tirent les charrettes de foin et les Lexus qui les doublent. Vraiment, la route depuis la Croatie est à faire et à refaire. Un vrai dépaysement et de la beauté plein les yeux si proche de l'Europe.

La Grèce

Après un parcours des plus chaotiques pour repartir de l'Albanie (passage à travers des crevasses, éboulements sur la chaussée, trous énormes), nous atteignons la Grèce ou nous rejoignons la magnifique ville de Ioannina qui borde un lac.
après 8 heures de voitures très tendues et une entrée en ville très remarquée (passage de ruelles étroites mais on commence à s'y habituer), nous trouvons une belle place le long du lac, a moins de 100m de la ville. Une ballade nous fait le plus grand bien et nous dégustons un bon apéro bien mérité au soleil. Après un nuit de repos nous repartons. Les autoroutes grecques nous permettent de tracer et rejoindre un petit coin de bonheur au bord de la mer. Enfin, du camping sauvage en plein milieu de la nature. Lois et Gerald décident de se jeter dans l'eau de la mer, malgré la température de celle-ci. L'eau est gelée mais



après les heures de voiture réalisées les derniers jours, rien ne peut arrêter notre enthousiasme.
Malcolm, lui préfère se contenter de tremper le bas des jambes. Ensuite, nous sortons les boules de pétanque pendant qu'Yvana organise la chasse aux œufs de pâques (il faut se dépêcher car il fait chaud et les chiens errants sont affamés). Nous nous reposons au calme de la nature et repartons le lendemain avec l'espoir de rejoindre la Turquie, qui représente un des trois objectifs majeurs de notre périple.




jeudi 28 mars 2013

Départ Croatie

Départ


Ça y est, mardi 26 mars, nous avons finalement quitté la civilisation. Rudolf et les Caribous se sont mis en route à 11h28, décidés à profiter du voyage. Nous avons donc opté pour la petite route de campagne au lieu de l'autoroute. Résultat, le trajet Belfort-Bâle a pris des heures et l'arrêt dans le charmant restaurant typique alsacien s'est soldé par un plat de carpes frites immangeables (j'avais compris carpes AVEC des frites!!). Du coup, nous avons repris l'autoroute ! Après avoir récupéré notre carnet de passage en douane à Bâle, nous avons traversé la Suisse en empruntant le tunnel du Gothard et avons rejoint l'Italie. Non, je ne vous raconterai pas notre première nuit sur l'aire d'autoroute. Je vais attendre d'avoir de belles histoires sur des bivouacs en pleine campagne au milieu de paysages hallucinants (oui, oui, ça va arriver!).
Le deuxième jour, nous étions toujours optimistes et après la frontière slovène, nous nous sommes perdus sur des petites routes et avons déniché le petit resto typique bien meilleur que le premier!

Petite dame qui servait et cuisinait en même temps, joli décor et ... silence. Pas de musique en fond et surtout une table de travailleurs à côté de nous qui n'ont pas dit un mot de tout le repas. Vous imaginez qu'on a du leur paraître bizarre avec nos jeux de sociétés et nos enfants bavards.
La Croatie se révèle très belle mais surtout diversifiée: promenade en bord de mer dans la magnifique ville de Rovinj, apéro en terrasse au soleil en regardant les enfants jouer et le lendemain,
les deux pieds dans la neige et un mercure au-dessous de zéro alors que nous traversons des "Alpes". Ça tombe bien que nous ayons de la route à faire aujourd'hui. Rudolf est bien chauffé et très confortable.
Quant à la boîte, pour l'instant, nous l'utilisons au minimum. Les nuits sont fraîches mais correctes (bon, sauf pour moi qui ressemble à une tranche de jambon prise en sandwich entre Gérald et un enfant...) et nous avons pris notre premier petit déjeuner ce matin, avec notre mini-réchaud: chocolat chaud, café, thé, tartines et céréales. Pour une utilisation plus intensive de la boîte, nous attendons de remplir nos bouteilles de gaz. Nous avons eu un faux espoir hier en dénichant une sorte d'usine de remplissage...mais notre embout n'a pas le bon diamètre. Argh, dire que nous avons failli avoir chaud !!
En tout cas, les enfants ont déjà pris leurs marques dans la voiture: livres, devoirs, jeux de société, films, DS. Ils apprécient pour l'instant nos grands trajets. Gérald maîtrise Rudolf et dépasse allègrement les camions. Moi, j'entame mon sevrage de wifi et tente de nous diriger avec les moyens du bord (le GPS nous a déjà fait prendre quelques détours bizarres...). Bref les Caribous s'acclimatent tranquillement à leur nouveau quotidien.

jeudi 21 mars 2013

France - le retour

Hourra - les nouvelles plaques sont livrées


Après les multiples relances d'Yvana auprès de l'organisme Canadien qui délivre les certificats d'immatriculation nous avons, ce lundi 25 mars reçu de Fedex notre nouvelle plaque d'immatriculation synonyme de départ. 

Nous profitons de ces derniers moments pour préparer Rudolf et son chargement, et nous quittons papy Guy et mamie Mireille après un dernier repas (non arrosé celui-ci).

Direction Belfort ou nous attendent Olivier et ses trois drôles de dames. Malcolm profite de la soirée pour peaufiner ses talents a Just Dance avec Olivia et Rose pendant que Lois découvre les jouets des filles de son parrain. Après une soirée ou nous passons à travers tous les succès des années 80 en sirotant du whisky en compagnie de Julie et olivier. nous nous couchons une dernière fois dans un véritable lit et une douche chaude. Le lendemain, nous retrouvons au petit déj, Martial qui était venu avec Olivier et toute une gang à Montréal faire une escapade en moto-neige l'année dernière. Olivier enfile son habit de soudeur et s'attaque à la découpe et au soudage des rampes de désensablage.
Son ami Claude aide et fournit de précieux conseils sur les attaches de Rudolf (des ridelles faites de chaines en acier). Sur les 4 personnes présentes, un consensus est atteint sur le fait que des ridelles rigides attachées au campeur par 3 boulons fixés à du bois ne causeraient que de gros dégâts sur des chemins de terre et nous souhaitons pas prendre le risque de voir notre cellule exploser à la première secousse. Nous optons donc pour des sangles qui absorberont mieux les chocs. Olivier se charge de nous offrir ces sangles en plus des plaques de désensablage, nous nous en souviendrons certainement dans les moments ou nous en aurons besoin. Autre bricolage moins exigeant mais tout autant important; la plaque de Rudolf a été rivetée afin d'éviter un nouveau vol de celle-ci. Voila, nous sommes désormais prêt à partir. Olivier se propose de nous accompagner mais c'est à un véritable labyrinthe Belfortain auquel nous devons faire face - demi tour face à un pont de 3.5m de haut (la clim' n'aurait pas survécue), virages serrés et passage dans une ruelle ou le camion passait juste, juste de chaque coté. Finalement, nous sommes heureux de retrouver l'autoroute ou Rudolf se sent plus à l'aise.


La patience ou l'art du voyageur


Comme cela fait 8 fois que nous annonçons la date de notre départ pour l'aventure, et 8 fois que nous la changeons, Je pense qu'il vaut mieux ne plus en fixer; on va donc juste dire que le départ approche. En quelques mots, pour vous résumer la situation: la plaque de Rudolf est donc considérée comme définitivement perdue (et orne probablement une cheminée à ce jour !), la nouvelle plaque se balade entre le Canada et l'Europe et devrait arriver sous peu, demain nous saurons si nous pouvons simplement modifier notre contrat d'assurance européenne (lié au numéro d'immatriculation) et si nous pouvons récupérer le nouveau CPD sur le chemin ou si nous redescendons le chercher. L'administratif est donc géré. Reste la boîte maintenant.
Hé oui, Mademoiselle est fragile et a eu bien du mal à supporter le voyage. Nous avons constaté des fissures qui laissent passer l'eau et cela imbibe l'intérieur.Plus un interrupteur qui a grillé, une charnière qui s'affaisse, des vidanges à effectuer, Bref, Gérald le bricoleur s'en est donné à coeur joie et nous a retapé notre boîte avec succès.

Tout est sec et propre. Les affaires sont presque toutes installées, il y a vraiment PLEIN de place: pastis, tous les lapins en chocolat (merci !), les ballons de foot, les piles de livres (merci encore !!), les outils et même la valise en dur de Malcolm ont trouvé leur place.

Comme d'habitude, on ne peut s'empêcher de penser que l'incident des plaques nous a obligé à prendre le temps nécessaire pour mieux se préparer. Je vous dit, il doit y avoir un Dieu pour les voyageurs!

Nous avons testé notre patience, nos nerfs et les talents de bricoleur de Gérald. C'est bon, on peut y aller ! :-)



Mission - Récuperation de Rudolf


Je me levais le 19 mars avec la détermination de remplir cette mission périlleuse: récupérer Rudolf qui avait été séquestré pendant plus de 3 semaines dans un environnement hostile et humide. Les plans initiaux de l'agent ukrainienne Yvana Cekikivala et moi ont du être changés car les vilains marins d'eau douce ont décidé de retarder l'heure d'arrivée de Rudolf. Après avoir décrypté les complexes explications des agents spéciaux Italo-Corse Béré et Pat, je me suis rendu discrètement (à 5 heures du mat') jusqu'à l'aéroport de Genève. J'ai pu déjouer les douaniers assez facilement pour me rendre à l'avion qui m'emmenait jusqu'à Bruxelles. La mission s’annonçait facile car mon homologue russe Dimitri, basé à Zeebrugge, avait anticipé pas mal de choses et j'avoue qu'il a fait un super travail. En effet, tout s'est presque (!) déroulé comme sur des roulettes. Bon, c'était sans compter sur les autorités belges qui ont transformé le réseau des trains en un complexe labyrinthe. L'ennemi avait même infiltré la dame au guichet des chemins de fer belges: elle m'avait promis une seule correspondance jusqu'à Zeebrugge...En fait, il m'aura fallu changer 4 ou 5 fois de train et finir par le tram puisque le train ne s'est jamais rendu à destination ! Petit aparté sur l'humour belge: le contrôleur  à qui j'ai eu le malheur de demander à quelle heure le train était sensé arrivé alors que celui s'était momentanément arrêté  m'a répliqué avec un accent typique "Bein, à ce rythme, cela risque de prendre quelques jours hein!!" Sur le coup, j'ai ri jaune mais j'avoue que cette réplique était finalement pertinente !
Bon, je ne me suis pas laissé perturber par ces drôleries. A la sortie du train, pas de Dimitri en vue, pas de connection internet pour envoyer un message et pas de téléphone... Je me suis rendu au café Monte Carlo (qui n'en porte que le nom...). J’appelle Dimitri qui déboule 10 minutes plus tard et tout s'emballe. En moins d'une heure, nous ressortons Rudolf du port et célébrons notre victoire à une station service lorsque Dimitri me sort: "au fait, vous n'avez pas de plaques d'immatriculation au Québec? Nous, en Belgique, nous en avons une devant et une derrière". Petite sueur froide... Je sors vite du véhicule pour lui montrer l'endroit ou la plaque se situe, et là, stupeur, ces pirates, terreurs des bacs à sable n'ont rien trouvé de mieux que de démonter et piquer la plaque d'immatriculation !!! Ils ont eu par contre la délicatesses de remettre les vis. No comment. Après quelques minutes d'énervements, pendant lesquelles Dimitri a préféré s'éloigner rapidement de moi (je crois qu'il a senti que cela m'aurait défoulé de taper sur quelqu'un), je réfléchis  Au final, j'élimine l'option consistant à me présenter à un poste de police belge (de peur que ceux-ci m'interdisent de repartir avec le véhicule) et décide donc de rejoindre Yvana Cekikivala, et nos deux apprentis agents, Malcolm l'écossais et Loïs la saucisse à Nancy. là-bas, nous serons au moins surs de bien manger et de bien dormir. Je roule donc pendant 5 heures et traverse 3 pays le plus discrètement possible (facile avec un 5 tonnes...!). Mais c’était sans compter sur nos ennemis. Ils ont piraté mon GPS qui m'a fait traverser Bruxelles en passant en plein centre ville, incluant de surcroît une bonne dizaine de minuscules tunnels (la hauteur de Rudolf dépasse les 3m50). J'avoue qu'un verre de whisky à ce moment là m'aurait fait le plus grand bien. Force est de constater que j'ai pu donc parcourir 450 km et traverser deux frontières sans me faire arrêter, ouf ! J'ai quand même contacté Yvana afin qu'elle prendre connaissance des démarches à effectuer pour pouvoir récupérer de nouvelles plaques, on ne sait jamais, ça peut servir ! La mission était réussie, mais le départ de notre voyage devra être encore une fois reporté afin de régler quelques petits problèmes que nous partagerons avec vous rapidement dans un prochain rapport (aaaargh, y a une fuite !!!). Pour le moment, les agents se reposent et préparent leur monture qui devra tenir jusqu'au Pacifique. Ces quelques jours de retard seront certainement bénéfiques pour le reste du voyage, car autant Rudolf a l'air d'avoir supporté ce voyage, autant la boite camper semble avoir été maltraitée durant le voyage. Nous allons donc profiter de notre repos forcé à Nancy pour effectuer un examen complet des tortures que la boîte camper a subies pendant sa longue détention. Au final, on s'en sort bien: les plaques et papiers devraient être récupérés en quelques jours, et nous aurons du temps pour faire quelques réparations et installer nos affaires dans notre nouvelle maison. D'ailleurs, quand Yvana va constater qu'il reste de la place dans les placards, c'est sur qu'elle va vite trouver de quoi les remplir !