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dimanche 7 avril 2013

Mer Égée

Canakkale ou la serviabilité des Turcs



Nous passons les nombreux contrôles de la douane Grèce/Turquie sans trop de difficultés et prenons le ferry qui nous amène à Canakkale ou nous passons la nuit. Ça y est, au revoir l'Europe, nous attaquons un nouveau continent: l'Asie.
A Canakkale, à court de vêtements propres, nous décidons de loger dans du dur et trouver une place disposant de machines à laver. Notre guide de voyage nous recommande une "pension" (avec wifi et machines à laver !!), en plein centre-ville. Nous tentons de l'atteindre avec Rudolf...grave erreur. Nous nous retrouvons à nouveau dans un dédale de rues étroites avec en plus des Turcs enragés au volant qui vous klaxonnent de partout. Finalement, nous trouvons un parking ou les gérants sont prêts à raboter les coins de Rudolf pour pouvoir le parquer! La pension recommandée par le "rough guide" s'avère décevante, alors Yvana négocie un bon prix dans la pension d'en face "Egem".

Le soir, nous découvrons de nouveau avec plaisir la cuisine locale. Après la Grèce et ses excellentes grillades, la Turquie rivalise grandement et nous nous régalons de mezze, calamars frits et grillades diverses (qui a dit que voyager faisait maigrir ?!). La ville est en effervescence avec une jeunesse très active pour un mardi soir (à notre grand regret car nous aurions bien aimé soit pouvoir sortir et faire la fête ou bien dormir tranquille, mais aucune de ces options n'était apparemment disponible pour nous).
Le lendemain, avant notre départ pour Troie, nous décidons de résoudre nos problèmes de gaz. Mission très importante car, sur notre campeur, tout fonctionne uniquement au gaz (cuisinière, frigo, chauffage et surtout chauffe-eau) et nous avons tous de la peine à nous glisser sous l'eau gelée. Gérald entame donc une marche de 40mn en pleine ville avec une bouteille de gaz vide à la main (les gens regardaient tout de même bizarrement). Les Turcs sont super aimables, ils y mettent tous de la bonne volonté, mais le constat est partout le même... ça ne marchera pas. Les standards sont différents dans tous les pays et acheter une bouteille locale nécessiterait de bricoler l'arrivée du gaz sur le campeur et donc de faire face à un nouveau problème à chaque changement de pays. La seule option consiste à trouver le moyen de remplir les bouteilles apportées depuis le Canada. Après ces échecs, nous sortons de la ville en direction de Troie et tentons une dernière chance en apercevant une station service qui vend du gaz liquide pour véhicules GPL. La station se trouve dans une zone industrielle remplie d'ateliers en tout genre. À notre arrivée, 5 personnes viennent nous prêter main forte pour voir comment nous pourrions remplir ces bouteilles, le patron lui même va chercher un adaptateur pour GPL hollandais et se rend compte que celui-ci n'est pas très loin de faire la job. Il appelle un des ateliers en face et nous demande de nous y rendre avec l'adaptateur. Après 1 heure de négociation et d'attente, des fraiseurs-tourneurs fabriquent sur mesure un adaptateur qui va parfaitement avec notre bouteille de propane et les pistolets utilisés pour des remplissages de GPL. De retour à la station service, un employé qui a l'air de s'y connaitre très bien (connaissant la masse exacte du GPL afin de respecter la charge des bouteilles) nous aide. Pour 8kg, nous remplissons chaque bouteille avec 14 litres de GPL. L'opération se passe bien, personne n'explose et nous repartons fiers et heureux de posséder du gaz.
Ce jour-là, nous campons dans la nature, pas loin du site de Troie. Nous avons trouvé, au bout d'un long chemin de pierres (type voie romaine qui secoue !), un endroit ou poser le campeur. Au bout de quelques minutes, un vieil homme turc nous rejoint. C'est un apiculteur dont les ruches se trouvent à 150m. Il nous averti de ne pas trop nous approcher. Nous restons avec lui et parvenons à avoir des discussions malgré le fait qu'il ne parle pas anglais (ni nous le turc). Il est très drôle et très aimable à l'image des Turcs que nous avons rencontrés jusqu'à ce jour. Nous lui achetons un pot de miel pendant que Malcolm et Lois partent avec leur épuisette pêcher les nombreuses grenouilles qui traînent dans la mare d'à coté. Bon, heureusement, que nous avions prévu un repas, car pour les cuisses de grenouille c'était râpé  Nous chasseurs sont rentrés bredouilles, il était apparemment plus fun de sauter dans les flaques d'eau avec les bottes...




Troie et L'ile de Bozcaada

Ahahah, à nous le cheval de Troie. Nous motivons les enfants en leur racontant l'histoire de ce cheval, de la guerre qui a "peut-être" eu lieu, de la réplique du cheval dans laquelle les touristes peuvent monter... Nous avons la chance de visiter les sites hors saison, donc tranquillement car le tourisme de masse arrive plus tard dans la saison.
  Malheureusement, nous oublions aussi que, bien souvent, c'est le temps des maintenances. C'est donc un cheval couvert d'un énorme drap opaque qui trône au milieu d'un tas de pierres. Nous nous prêtons au jeu de visiter le site et découvrons de belles choses. Cela valait la peine mais nous ressentons malgré tout un peu de frustration de ne pas avoir vu le cheval (tout du moins son replica. C'est un peu comme si nous avions visité Paris et que la ville l'avait démontée pour entretien ou bien visiter New York et ne pas pouvoir entrer dans Central Park ! - (Avis de Gérald...Yvana ne compare pas la Tour Eiffel à un cheval de bois style Ikea).
Le beau temps nous incite a suivre le plan d'Yvana: visiter l'ile de Bozcaada. Sur le chemin, nous découvrons des cigognes nichées en haut d'un poteau. Nous en profitons pour leur dire de se méfier des carpes frites d'Alsace !!!
Un ferry nous amène sur l'île: la petite bourgade principale, petit port de pêcheurs, est bordée d'une des plus grosses citadelle de la région. L'endroit est magnifique ! Nous décidons de partir explorer les côtes et les petites criques. Conquis par la couleur de l'eau et appelé par le sable, nous nous arrêtons rapidement sur une plage pour profiter de l'après-midi. Malcolm et Gerald jouent au ballon pendant qu'Yvana part escalader des rochers et que Lois se lance à la pêche aux crevettes (plus fructueuse que les grenouilles !). Nous retournons en ville le soir pour déguster poissons et mezzes et enfin goûter au raki (!), et repartirons dormir sur la plage pour être bercés par le son des vagues.

Kusadasi et Efes


Après une halte à Bergama, pendant laquelle nous avons vu une magnifique basilique de briques rouges et une affreuse araignée verte qui a grimpé sur la jambe de Loïs pendant sa douche, nous nous arrêtons à la ville de Kusadasi en suivant les recommandations d'un Turco-Canadien, rencontré sur la route. Nous faisons une halte de 2 jours dans cette ville du bord de mer; nous profitons de rester au même endroit pour décharger le campeur, vérifier deux ou trois choses sur Rudolf et laisser les enfants courir partout et profiter d'un peu de liberté.
Le camping choisi se situe en plein centre ville, sur la marina. Nous découvrons, le samedi soir, une effervescence qui nous fait modifier les plans de notre dîner  les légumes cuits dans le campeur attendront demain !! Nous passons une bonne soirée (foot pour les gars et Lois, poisson grillé et paix royale pour Yvana) et décidons, pour la première fois de notre voyage, de mettre le réveil le lendemain pour la visite du deuxième site le plus fréquenté de Turquie: la ville antique d'Efes.Excellente décision, nous arrivons sur le site à 8 heures et sommes éblouis par cette ville magnifiquement restaurée et très préservée. Nous finissons notre visite alors que des hordes de Francais, Allemands et autre envahissent le site.



Nous croisons sur ce site les traces d'Alexandre le Grand: c'est lui qui est à l'origine de ce voyage. Nous irons poursuivre sa trace en Iran si tout va bien. Le reste de la journée est dédié à des activités reposantes avant de reprendre la route vers la Cappadoce et les montagnes ou, parait-il, la température la nuit est actuellement négative...(Yvana: Argh ! je m'étais bien habituée au t-shirt et aux apéros en bord de mer)

jeudi 21 mars 2013

France - le retour

Hourra - les nouvelles plaques sont livrées


Après les multiples relances d'Yvana auprès de l'organisme Canadien qui délivre les certificats d'immatriculation nous avons, ce lundi 25 mars reçu de Fedex notre nouvelle plaque d'immatriculation synonyme de départ. 

Nous profitons de ces derniers moments pour préparer Rudolf et son chargement, et nous quittons papy Guy et mamie Mireille après un dernier repas (non arrosé celui-ci).

Direction Belfort ou nous attendent Olivier et ses trois drôles de dames. Malcolm profite de la soirée pour peaufiner ses talents a Just Dance avec Olivia et Rose pendant que Lois découvre les jouets des filles de son parrain. Après une soirée ou nous passons à travers tous les succès des années 80 en sirotant du whisky en compagnie de Julie et olivier. nous nous couchons une dernière fois dans un véritable lit et une douche chaude. Le lendemain, nous retrouvons au petit déj, Martial qui était venu avec Olivier et toute une gang à Montréal faire une escapade en moto-neige l'année dernière. Olivier enfile son habit de soudeur et s'attaque à la découpe et au soudage des rampes de désensablage.
Son ami Claude aide et fournit de précieux conseils sur les attaches de Rudolf (des ridelles faites de chaines en acier). Sur les 4 personnes présentes, un consensus est atteint sur le fait que des ridelles rigides attachées au campeur par 3 boulons fixés à du bois ne causeraient que de gros dégâts sur des chemins de terre et nous souhaitons pas prendre le risque de voir notre cellule exploser à la première secousse. Nous optons donc pour des sangles qui absorberont mieux les chocs. Olivier se charge de nous offrir ces sangles en plus des plaques de désensablage, nous nous en souviendrons certainement dans les moments ou nous en aurons besoin. Autre bricolage moins exigeant mais tout autant important; la plaque de Rudolf a été rivetée afin d'éviter un nouveau vol de celle-ci. Voila, nous sommes désormais prêt à partir. Olivier se propose de nous accompagner mais c'est à un véritable labyrinthe Belfortain auquel nous devons faire face - demi tour face à un pont de 3.5m de haut (la clim' n'aurait pas survécue), virages serrés et passage dans une ruelle ou le camion passait juste, juste de chaque coté. Finalement, nous sommes heureux de retrouver l'autoroute ou Rudolf se sent plus à l'aise.


La patience ou l'art du voyageur


Comme cela fait 8 fois que nous annonçons la date de notre départ pour l'aventure, et 8 fois que nous la changeons, Je pense qu'il vaut mieux ne plus en fixer; on va donc juste dire que le départ approche. En quelques mots, pour vous résumer la situation: la plaque de Rudolf est donc considérée comme définitivement perdue (et orne probablement une cheminée à ce jour !), la nouvelle plaque se balade entre le Canada et l'Europe et devrait arriver sous peu, demain nous saurons si nous pouvons simplement modifier notre contrat d'assurance européenne (lié au numéro d'immatriculation) et si nous pouvons récupérer le nouveau CPD sur le chemin ou si nous redescendons le chercher. L'administratif est donc géré. Reste la boîte maintenant.
Hé oui, Mademoiselle est fragile et a eu bien du mal à supporter le voyage. Nous avons constaté des fissures qui laissent passer l'eau et cela imbibe l'intérieur.Plus un interrupteur qui a grillé, une charnière qui s'affaisse, des vidanges à effectuer, Bref, Gérald le bricoleur s'en est donné à coeur joie et nous a retapé notre boîte avec succès.

Tout est sec et propre. Les affaires sont presque toutes installées, il y a vraiment PLEIN de place: pastis, tous les lapins en chocolat (merci !), les ballons de foot, les piles de livres (merci encore !!), les outils et même la valise en dur de Malcolm ont trouvé leur place.

Comme d'habitude, on ne peut s'empêcher de penser que l'incident des plaques nous a obligé à prendre le temps nécessaire pour mieux se préparer. Je vous dit, il doit y avoir un Dieu pour les voyageurs!

Nous avons testé notre patience, nos nerfs et les talents de bricoleur de Gérald. C'est bon, on peut y aller ! :-)



Mission - Récuperation de Rudolf


Je me levais le 19 mars avec la détermination de remplir cette mission périlleuse: récupérer Rudolf qui avait été séquestré pendant plus de 3 semaines dans un environnement hostile et humide. Les plans initiaux de l'agent ukrainienne Yvana Cekikivala et moi ont du être changés car les vilains marins d'eau douce ont décidé de retarder l'heure d'arrivée de Rudolf. Après avoir décrypté les complexes explications des agents spéciaux Italo-Corse Béré et Pat, je me suis rendu discrètement (à 5 heures du mat') jusqu'à l'aéroport de Genève. J'ai pu déjouer les douaniers assez facilement pour me rendre à l'avion qui m'emmenait jusqu'à Bruxelles. La mission s’annonçait facile car mon homologue russe Dimitri, basé à Zeebrugge, avait anticipé pas mal de choses et j'avoue qu'il a fait un super travail. En effet, tout s'est presque (!) déroulé comme sur des roulettes. Bon, c'était sans compter sur les autorités belges qui ont transformé le réseau des trains en un complexe labyrinthe. L'ennemi avait même infiltré la dame au guichet des chemins de fer belges: elle m'avait promis une seule correspondance jusqu'à Zeebrugge...En fait, il m'aura fallu changer 4 ou 5 fois de train et finir par le tram puisque le train ne s'est jamais rendu à destination ! Petit aparté sur l'humour belge: le contrôleur  à qui j'ai eu le malheur de demander à quelle heure le train était sensé arrivé alors que celui s'était momentanément arrêté  m'a répliqué avec un accent typique "Bein, à ce rythme, cela risque de prendre quelques jours hein!!" Sur le coup, j'ai ri jaune mais j'avoue que cette réplique était finalement pertinente !
Bon, je ne me suis pas laissé perturber par ces drôleries. A la sortie du train, pas de Dimitri en vue, pas de connection internet pour envoyer un message et pas de téléphone... Je me suis rendu au café Monte Carlo (qui n'en porte que le nom...). J’appelle Dimitri qui déboule 10 minutes plus tard et tout s'emballe. En moins d'une heure, nous ressortons Rudolf du port et célébrons notre victoire à une station service lorsque Dimitri me sort: "au fait, vous n'avez pas de plaques d'immatriculation au Québec? Nous, en Belgique, nous en avons une devant et une derrière". Petite sueur froide... Je sors vite du véhicule pour lui montrer l'endroit ou la plaque se situe, et là, stupeur, ces pirates, terreurs des bacs à sable n'ont rien trouvé de mieux que de démonter et piquer la plaque d'immatriculation !!! Ils ont eu par contre la délicatesses de remettre les vis. No comment. Après quelques minutes d'énervements, pendant lesquelles Dimitri a préféré s'éloigner rapidement de moi (je crois qu'il a senti que cela m'aurait défoulé de taper sur quelqu'un), je réfléchis  Au final, j'élimine l'option consistant à me présenter à un poste de police belge (de peur que ceux-ci m'interdisent de repartir avec le véhicule) et décide donc de rejoindre Yvana Cekikivala, et nos deux apprentis agents, Malcolm l'écossais et Loïs la saucisse à Nancy. là-bas, nous serons au moins surs de bien manger et de bien dormir. Je roule donc pendant 5 heures et traverse 3 pays le plus discrètement possible (facile avec un 5 tonnes...!). Mais c’était sans compter sur nos ennemis. Ils ont piraté mon GPS qui m'a fait traverser Bruxelles en passant en plein centre ville, incluant de surcroît une bonne dizaine de minuscules tunnels (la hauteur de Rudolf dépasse les 3m50). J'avoue qu'un verre de whisky à ce moment là m'aurait fait le plus grand bien. Force est de constater que j'ai pu donc parcourir 450 km et traverser deux frontières sans me faire arrêter, ouf ! J'ai quand même contacté Yvana afin qu'elle prendre connaissance des démarches à effectuer pour pouvoir récupérer de nouvelles plaques, on ne sait jamais, ça peut servir ! La mission était réussie, mais le départ de notre voyage devra être encore une fois reporté afin de régler quelques petits problèmes que nous partagerons avec vous rapidement dans un prochain rapport (aaaargh, y a une fuite !!!). Pour le moment, les agents se reposent et préparent leur monture qui devra tenir jusqu'au Pacifique. Ces quelques jours de retard seront certainement bénéfiques pour le reste du voyage, car autant Rudolf a l'air d'avoir supporté ce voyage, autant la boite camper semble avoir été maltraitée durant le voyage. Nous allons donc profiter de notre repos forcé à Nancy pour effectuer un examen complet des tortures que la boîte camper a subies pendant sa longue détention. Au final, on s'en sort bien: les plaques et papiers devraient être récupérés en quelques jours, et nous aurons du temps pour faire quelques réparations et installer nos affaires dans notre nouvelle maison. D'ailleurs, quand Yvana va constater qu'il reste de la place dans les placards, c'est sur qu'elle va vite trouver de quoi les remplir !

jeudi 14 février 2013

Rudolf part faire sa première croisière

Voila, notre expédition démarre par une étape importante, Rudolf, chargé du camper a été livré aux autorités du port de Baltimore (maryland - US). Il va y passer quelques jours avant de prendre un bateau qui va l'amener à Zeebrugg (Belgique) ou nous irons le récupérer mi-Mars. Le trajet a été long et pénible mais il a permis de se familiariser avec certains aspects qui feront le quotidien de notre voyage. Premiers contacts avec des douaniers qui manifestent incompréhension et méfiance face à quelqu'un qui explique pourquoi il se ballade avec un tel véhicule pour faire un tour du monde, gestion de l'essence (il fallait arriver au port avec 1/8ieme de plein)...
Malgré la tempête de neige et la fatigue, le trajet s'est bien passé. Le camion s'est bien comporté et nous a rassurés sur la consommation d'essence qui, à 100km/heure a été en moyenne de 16 litres aux 100. Vu le volume et le poids total du véhicule, ce chiffre est très respectable.
Voila, la cour arrière est désormais vide. la prochaine fois que nous revoyons Rudolf sera en Europe d'ou démarrera notre aventure.

samedi 9 février 2013

le régime forcé de Rudolf

Grosse frayeur cette semaine, il s’avère que les 3T5 de Rudolf posent réellement un problème de permis de conduire, d'assurance... Nous avions gagné une première bataille pour valider sur nos permis internationaux l'autorisation de conduire un véhicule de plus de 3T5 mais devant le refus des assurances en Europe, nous avons dû nous attaquer à la source du problème en faisant perdre du poids à Rudolf. Premier passage à la balance, résultat 3,690kg, soit 200kg de trop. Il aura fallu pas moins de 8 heures de travail pour enlever tout le superficiel (roue de secours, démontage des bancs arrières, en passant par le siphonnage du réservoir ...) pour finalement repasser sur la balance qui affiche un 3,480kg. Mission accomplie! Passage à la société des automobiles du Québec pour changer le certificat d'immatriculation du camion et remontage de tout ce qui a été enlevé. Petite précision qui a son importance, tout le bricolage a été fait en extérieur alors qu'il faisait -25, un véritable bonheur que de se traîner sous un camion dans la neige alors que du produit antirouille vous coule dessus ;-)
Par contre, cette expérience nous fait apprécier nos capacités à réagir vite et bien (Rudolf prend le bateau dans 5 jours). Un premier travail d'équipe qui se solde par un résultat positif. Cela rassure de voir que nous arrivons face à un problème à travailler en équipe et rester soudés alors que dans d'autre situations il en aurait été différemment.
Également le moyen de tirer notre première leçon de ce type d'expédition; prendre les problèmes les uns après les autres. On tombe parfois dans le piège de regarder une montagne infranchissable alors qu'en y allant étape par étape, nous nous rendons compte que les choses avancent bien. Une autre aspect important consiste à ne pas croire que les problèmes se résoudront seuls. Il faut les gérer le plus tôt possible, car un petit problème aujourd'hui peut représenter un gros dans quelques semaines ou mois.

dimanche 20 janvier 2013

Grosse semaine pour Rudolf

En effet, Rudolf est tellement lourd qu'il hérite du statut de camion (>3.5T sans le campeur). il doit donc passer une inspection annuelle qui a lieu ce mardi. Cette semaine, rudolf va passer 2 -3 jours dans un atelier spécialisé qui a accepté de me former aux principales activités de service et de maintenance qui seront nécessaires durant le voyage. Juste a titre d'exemple, en 35,000 km nous serons sensés réaliser entre 4 à 5 changements d'huile et Rudolf a besoin pour chaque changement de pas moins de 13 litres d'huile. une sacrée friteuse ce camion. Au dela des services standards, nous allons procéder à quelques changements afin de renforcer Rudolf. Une faiblesse dans le differerentiel nécessite le changement de celui-ci et nous allons aussi poser des ballons afin de renforcer les amortisseurs qui vont etre soumis a de fortes pressions lors du trajet en bateau et lors du trajet qui contient du hors piste.

mardi 13 novembre 2012

La preparation

Un vaste sujet que celui de la préparation. Les familles ayant tenté des expériences similaires ont toutes planifié leur voyage depuis 18 ou 24 mois. Nous avons été plus impulsifs et avons décidé qu'il était possible de gérer tout cela en moins de 6 mois ! "Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué" est un peu la devise de ces préparatifs... L'organisation est un véritable challenge car, au début du projet, nous ne possédions pas le véhicule et n'avions aucune idée des difficultés logistiques tant au niveau du transport maritime que des visas nécessaires dans les nombreux pays que nous voulions visiter.


Le choix du véhicule et du camper




Notre choix s'est arrêté sur un Ford F-250 Super Duty, un ''dur de dur'' comme dit la pub. Le véhicule est solide et récent mais a pas mal de kilomètres. Bricoler la mécanique de ces véhicule est quasiment impossible car cela nécessite des outils particuliers et très onéreux, mais la présence de concessionnaires Ford dans les principaux pays traversés a motivé notre choix. Le véhicule est équipé d'un gros V8 Diesel de 6.4L. Il mesure presque 7 mètres de long et pèse plus de 3.5 tonnes. Mais un grand pick-up est nécessaire pour plusieurs raisons : installer de manière sécuritaire notre camper qui est aussi assez volumineux (3mx3mx5m) et permettre aux enfants d'avoir un espace confortable à l'arrière de la voiture (après tout, il vont y passer un certain nombre d'heures !).



Le camper va devenir notre "Home sweet Home" pour 7 mois et nous avons donc intérêt à nous y sentir bien. Nous avons donc opté pour une boite camper assez volumineuse permettant de disposer d'un bon espace de vie mais aussi de passablement de rangements pour survivre sur une si longue période. Nous y apportons quelques modifications afin que chaque enfant ait son propre lit. Un des soucis - non résolu ! -concerne les bouteilles de propanes nécessaires pour le chauffage et frigo. Les formats sont différents de pays à pays. Nous avons donc  opter pour des bouteilles rechargeables et nous aviserons dans les pays pour pouvoir les remplir. À voir si nous allons prendre des douches froides et manger des biscuits secs pendant tout le voyage !


L'itinéraire


Tout un débat car un des principaux objectifs de ce voyage reposait sur la visite de l'Iran, mais la situation actuelle rend les choses difficiles (incluant la politique étrangère canadienne). L'Iran, un des berceaux de la civilisation, très riche historiquement et probablement humainement aussi, nous attire vraiment. Ne pas pouvoir entrer en Iran nécessiterait de redéfinir notre itinéraire et représenterait aussi une déception car nous avons déjà eu à écarter un autre pays qu'il nous tardait de découvrir; la Chine. Initialement, nous avions prévu de traverser la Chine mais les coûts et les contraintes pour visiter ce pays en voiture sont décourageants. Pour compenser ces changements, nous avons rajouter la Mongolie au projet initial: probablement une belle aventure ! Vous trouverez le détail de notre parcours sur notre site ''le parcours''

Nous attendons également avec impatience la partie canadienne de notre itinéraire. Même si nous habitons le Quebec, nous n'avons jamais eu l'occasion de visiter l'ouest du Canada et les Rocheuses. Le retour vers Montréal, en partance de Vancouver, sera donc pour nous une belle découverte.


Les aspects logistiques


Dans ce domaine, nous payons les frais d'un voyage planifié en très peu de temps. Il nous manque du temps pour anticiper tous les aspects de ce voyage et prévoir tous les détails qui pourraient transformer ce voyage en cauchemar, mais au final, nous trouvons cela intéressant car cela fait partie des aspects excitants du voyage (on rigolera moins quand nous serons coincés 3 semaines dans une ville-frontière !). Nous nous devons d’être prêts et d'anticiper un grand nombre de détails mais nous laissons aussi une place à l'improvisation et aux aléas du voyage. Nous savons que nous allons certainement passer par des moments difficiles mais nous sommes persuadés que nous ne pouvons tout préparer à l'avance  et quenous ferons face à certains défis même si nous avions préparé ce voyage pendant 2 ans.